Une journée à… Astropolis.

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Beau Rivage X Piknic Electronik (Jardin de l’Academie Marine)

Ahhh l’habituelle carte postale qui nous projette dans l’océan non loin du port de Brest. Et que dire de cette scène qui, cette année, a vu se succéder Alvan, David Martinez ou encore la terrible DJ AZF. Des allures de « Déjeuner sur l’herbe », voilà la carte postale que proposait le jardin de l’Académie pour cette 22ème édition du festival Astropolis, le tout sous un Beau soleil chatouillant le Rivage. Les bottes étant restées dans les carrioles, le crachin du matin nous envoyait un message fort… Sortez équipés avant d’affronter la soirée ! Le long et effroyable chemin menant jusqu’au manoir de Keroual vous devrez passer. Un passage si bien représenté sur l’affiche du festival.
Pendant ce temps, les minots ne se souciaient guère de ce qui les attendait au menu. Dès 16h, les enfants pouvaient déguster leur goûter place de la Liberté à l’Astro Family. Certain se souviennent peut-être de l’AstroBoum organisée cet hiver avec la venue, pour les plus petits, de Laurent Garnier déguisé en  yéti, rien que ça. En ce mois de juillet, ce sont les talentueux Blutch et Cuthead qui étaient les invités de marque pour l’AstroBoum, déguisés en Marsupilamis cette fois… Car oui, Astropolis régale les grands mais aussi les plus petits. Les nombreux stands aussi étaient de la partie pour tous les bambins qui s’essayaient pour la première fois à la musique électronique. Bouquet de bonbons, piste de danse, peinture sur vinyle, de quoi donner l’oreille musicale. Au même moment, les deux marsupiaux glissaient leurs beats leur plus frais, les enfants ont le smile, et les parents aussi.

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Les minots digérant leurs granola, le temps était venu pour nous de passer à table. Direction Beau Rivage ! Il pleut sans cesse sur Brest, disait ce bon vieux Prévert à Barbara. Trébuchant dans la rue de Siam, qui mène au Piknic Electronik, on est bien heureux de ne pas y voir le déluge. Quoi que…Rencontre avec Gérard, 43 ans, un enfant de Brest qu’il nous dit. Il en profite pour nous demander ce que c’est que tout ce raffut. Et bien, de la techno m’sieur ! Ah ça j’ai bien remarqué, mais y’a un festival ? Vous êtes d’ici ? Qu’on lui d’mande. J’suis un enfant d’Brest j’tai dit, on est bien à Brest que je sache ? Ok, c’est le festival Astropolis, et ça fait 22 ans qu’ça dur…Ah bon ! Le type n’avait pas l’air d’avoir entendu parler du festival une seul et unique fois de sa vie, bien dommage car au même moment, le set de Maud Geffray faisait trembler le port de Brest et ses alentours. Planant, inquiétant mais aussi entraînant, notamment quand elle remixe Robert Armani, Maud Geffray nous emmène avec elle et nous fait oublier, l’espace de plusieurs minutes, où nous sommes vraiment. Pourtant, l’arrivée au jardin de l’Académie fait naître un constat rapide. Nous sommes de plus en plus nombreux à venir chaque année près de la scène gratuite de Beau Rivage pour ces Piknic Electronic, et c’est tant mieux. Y’a de quoi faire un mémoire pour énumérer toutes les bonnes raisons impliquant l’accroissement de l’événement. Et Maud Geffray continue…

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Ça boit des bières, des mélanges en plastique et ça s’encrasse un peu trop les poumons, quand arrive l’étincelante DJ AZF. Un très bon entrainement pour ce soir. Ça boit toujours des bières, mais ça se remue aussi sérieusement dans le jardin de l’Académie. Difficile à chiffrer le nombre de festivaliers venus taper du pied ce samedi après midi. A 20 heures, le son s’arrête, vous prenez la navette ?

Sept kilomètres séparent Beau Rivage du Manoir de Keroual. C’est là-bas, dans le fin fond du bois, que devait se rendre tous bon festivalier, possédant le graal ultime. Keroual et son passage enchanté pour une soirée qui débutait à 22h. Entre l’Astrofloor et le dôme de la scène Tremplin, il n’y a qu’un pas. Len Faki, Emmanuel Top, à nouveau Blutch et Cuthead, Helena Hauff et même Maceo Plex ou Trunkline au p’tit matin. Un panel d’artistes qui mettent toutes les oreilles d’accord.
Un peu plus tôt, le parking commençait réellement à se remplir. Sous le soleil couchant, la fresque était splendide… Partie de foot improvisée sur le bitume, Frisbee dans le ciel breton, tables dépliées, apéros techno ici et là… De bonne augure pour le lendemain.
Bref aperçu de l’ambiance qui reniait au parking numéro 1, entre la réjouissance et le rap, là aussi il n’y a qu’un pas !

 

Darbouka sur le berlingot et impro de rap terminée, il fallait bien entreprendre les choses sérieuses. Ballade semi nocturne où créativité et bizarrerie s’étaient une fois de plus donnés rencard. Déguisement de grenouille et lasers, on a même aperçu un pingouin vomir tout prêt de la billetterie. La soirée était lancée et on pouvait déjà entendre le Sonic Crew sous l’immense chap’ de l’Astrofloor

On se rend compte de l’ampleur du site. Sous des allures de bois enchantés et de fête foraine (il y a une grande roue !), le site est fichtrement bien foutu. La ballade nocturne peut commencer, la moitié des scènes sont sous  Funktion-One, çà devrait envoyer. Jusqu’à 8h30 et entre la scène Mekanik, l’Astrofloor, la scène Tremplin et la Cour du Manoir, la prog’ était vraiment lourde. On va pas déblatérer 107 ans sur tous les sets et lives qu’on a pu voir on s’en sortirai pas, c’est pas notre style et puis çà serai trop long. Par contre on peut vous dire qu’il nous a été impossible de rater les autos tamponneuses. Une ambiance de feu.

On terminera sous les lueurs du jours et sous la bruine avec Andrew Weatherall, qui a eu l’honneur de clôturer la Cour de Keroual. Un set de haut vol pour un personnage charismatique haut en couleurs. Une chose est certaine, on revient l’année prochaine.

 

Crédits photo : Théophile Demolin, Jonas Landais

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