[REPORT] Au Foin de la Rue, une histoire d’ambiance (et d’amour…)

Pour ceux qui ne connaissent pas la Mayenne, il y a le festival Au Foin de la Rue. Et pour ceux qui connaissent bien la Mayenne, il y a aussi le festival Au Foin de la Rue, les Foins pour les intimes. Natifs du coin, on avait déjà pas mal d’éditions au compteur mais on y était pas retournés depuis 2012. Compte tenu du nombre de cuite qu’on a enchaîné depuis, il fallait vérifier si notre mémoire n’avait pas flanché : était-ce bien THE PLACE TO BE le premier weekend de juillet (où que tu sois dans le monde d’ailleurs) ? Et pour donner un peu de poids à notre argumentaire, on a décidé cette fois d’interroger les festivaliers. Attention ce reportage est 100% objectif et garanti sans chauvinisme.

C’est vendredi soir, il est 20h et une bande d’anciens rockers colombiens ouvre le bal sur la grande scène, ils s’appellent LA-33 et font désormais de la salsa. Sous un soleil à faire fondre le p’tit Pingu les mecs sont bien présents. Pendant ce temps là nous on se balade sur le site avec le smile : la déco est toujours au top ! Boite de conserves percées en guise de lampadaires, cuves plastiques roses géantes autour du bar, panneaux de circulation détournés, engrenages et roues de vélo réinventées, cabine de camionnette suspendue… Une sorte d’univers à la Mad Max mais en mode hippie. Nous ça nous plait bien ! Essentiellement de la récup’, les bénévoles ne manquent pas de créativité çà c’est sûr.

     

On passe faire quelque bonds du côté de chez les Soviet Suprem et leur révolution bolchevique en marche ! Ça bouge sérieusement dans la foule, on aura même la chance d’observer un slammer, devenu une espèce en voie de disparition dans les concerts.

Wax Tailor commence et la grande scène est déjà bien remplie. Un suave mélange d’abstract, de hip hop et une belle voix soul. Un grand classique ce bon vieux Wax, tout le monde chante en chœur sur Que Sera. Ah qu’ils sont beaux ces Mayennais !

              

En attendant Danakil on sirote une BAM ! (Brasserie Artisanale de Montflours, c’est ce qui se fait de mieux en ce moment…) et on en profite pour allez discuter avec Suzon, Lola, Adèle et Loane venues de la Mayenne exprès pour les Foins. On leur demande ce qu’elle sont venues chercher ici :

 

Anthony et Pierre, des habitués du festival, nous disent aussi que ce sont les rencontres qui font sa particularité. Des vieilles connaissances, mais pas que :

 

Voici le moment où on vous parle de l’espace Guinguette, particularité du festival, sorte de quatrième scène bonus. Une énorme barrique en bois en guise de bar (on y sert uniquement du vin !), une petite scène, des belles guirlandes colorées et le tour est joué. On peut vous dire qu’on a envoyé de la fête dans ce coin là ! Ce soir c’était No Border Systema et Molotov Brothers qui assuraient la mélodie. Mais les artistes ici, c’était surtout le public, debout sur les tables ! On a aussi rencontré Freddy sur place :

 

Le samedi aprem’ est loin d’être mort à Saint Denis de Gastines. Le bourg de 1500 habitants voit sa population doubler rien qu’autour de l’église, on s’est d’ailleurs fait invité chez Didier et Sophie qui habitent une des rues principales. Chez eux l’apéro commence tôt :

 

Depuis plusieurs années le festival se déroule aussi autour de l’étang. Une magnifique aire bucolique où il fait bon flâner à l’ombre des palmiers locaux : des érables et des chênes si nos souvenirs sont bons… Tandis que les musiciens de Alibombo (encore des colombiens !) font bricoler les enfants sur des mélodies avec leurs instruments fous, on peux admirer les festivaliers jouer à tout plein de jeux en bois différents. Pendant ce temps nous on cause avec Charlotte et Thomas, venus de Belgique pour la première fois ici :

 

Et avec Arnaud de l’association Payaso Loco, c’est lui qui fait l’animation sur le lieu :

 

Les champs réquisitionnés pour le camping grouillent de marcheurs assoiffés, heureusement l’eau est potable et existe en version illimitée sur le site. Joyce et Antoine nous parlent de leur expérience de festivals d’ici et d’ailleurs :

 

 

Pour la soirée et en bon enfant du pays qui se respecte, on a décidé d’aller un peu plus tard sur le site que la veille, le temps d’une partie de palet-pastis (spécialité locale). On arrive pour Un Air Deux Familles, maxi groupe des années lycées avec les Ogres de Barback et les Hurlements d’Léo. On a pu entendre des reprises de Mano Solo et des Bérus, ça nous a ému.

        

Juste avant Deluxe et Puppetmastaz, on est allé aller guincher à la saveur colombienne avec El Freaky Colectivo. Les gars ont retourné le chapiteau ! En même temps c’est bien ce qu’ils comptaient faire, ils nous l’ont dit trois heures plus tôt… Notre interview à voir juste ici.

           

N’to et Joachim Pastor clôturent la soirée. Unique set 100% électro du festival, les princes de la techno mélodique à la française plongent le public dans une transe rêveuse, de couleur bleue. Nous voilà heureux et comblés, ce weekend fut dense et intense. Le clou du spectacle avant le retour au camping, la légendaire soupe à l’oignon !

Alors, tu viens ?

Tristan Johan
Crédit Photos : Tristan Johan

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